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Le G7 s’oppose à son tour au Libra et aux crypto-monnaies en général

Avatar Frédéric Jean | il y a 1 mois
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Les critiques envers le Libra de Facebook pleuvent ces derniers jours! Après deux jours d’audition devant le Congrès US où les législateurs US n’ont pas épargné David Marcus, c’est au tour du G7 d’exprimer son inquiétude, et surtout son opposition au projet de Facebook.

Le groupe des pays du G7 a averti que les crypto-monnaies telles que le Libra de Facebook constituent une menace pour la stabilité financière mondiale.

Un groupe de travail mis en place par le G7 pour examiner ces questions a déclaré que les règles et les normes « les plus strictes » sont nécessaires pour minimiser l’utilisation des monnaies numériques dans le cadre du blanchiment d’argent ou du financement du terrorisme.

À la suite d’une réunion des ministres des finances des pays du G7 à Chantilly, en France cette semaine, le groupe des sept a également déclaré qu’il aborderait les questions fiscales soulevées par l’économie numérique, selon un résumé provisoire de l’assemblée obtenu par Reuters.

Le Libra en tête de l’ordre du jour du G7 des finances

Comme prévu, le Libra de Facbook et ses risques perçus pour le contrôle monétaire des régulateurs étaient en tête de l’ordre du jour de la réunion, bien que certains avantages aient également été mis en valeur.

Benoit Coeure, membre du conseil d’administration de la Banque centrale européenne (BCE) et chef du groupe de travail du G7, a déclaré au G7 :

« Une monnaie mondiale stable à des fins de vente au détail pourrait permettre des envois de fonds plus rapides et moins coûteux, stimuler la concurrence pour les paiements et donc réduire les coûts, et favoriser une plus grande inclusion financière.

Pourtant, il a ajouté que de telles crypto-monnaies, dont le Bitcoin, soulèvent des  » risques sérieux  » pour les priorités politiques telles que la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme, la protection des consommateurs et des données, la concurrence et la conformité avec les règles fiscales.

Le gouverneur de la Banque de France souligne les risques pour les consommateurs

Le gouverneur de la Banque de France et membre du conseil des gouverneurs de la BCE, François Villeroy de Galhau, a également déclaré que bien que les régulateurs cherchent à encourager l’innovation,  » cela ne peut se faire au détriment de la sécurité du consommateur « . Il a également dit que plus de détails étaient nécessaires concernant certains aspects peu clairs du Libra de Facebook.

Dans un article publié hier, le Financial Times cite également Coeure qui affirme que des crypto-monnaie comme le Libra  » pourraient également poser des problèmes liés à la transmission de la politique monétaire, à la stabilité financière et au bon fonctionnement du système de paiement mondial et à la confiance du public dans celui-ci « .

Le ministre des finances de la France s’inquiète de la remise en question de la domination des monnaies nationales

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, s’est fait l’écho des préoccupations antérieures concernant la menace que fait peser le Libra sur la domination des monnaies nationales, alors que ce projet est mené par un réseaux social comptant des milliards d’utilisateurs, concluant que « la souveraineté des nations pourrait être affaiblie ou menacée par ces nouvelles monnaies. »

Le projet de document de bilan du G7 stipule que les développeurs de stable coins comme le Libra doivent effectuer un  » travail important  » avant que l’approbation réglementaire soit susceptible de leur être accordée.

Le G7 se méfie des grandes entreprises technologiques

Les conclusions du G7 stipuleraient en effet que « comme les grandes entreprises technologiques ou financières pourraient s’appuyer sur une vaste base de clients existants pour obtenir rapidement une présence mondiale, il est impératif que les autorités soient vigilantes dans l’évaluation des risques et des implications pour le système financier mondial.”

Parmi ses recommandations provisoires, le G7 indique que les stable coins doivent satisfaire aux normes réglementaires les plus élevées et faire l’objet d’une surveillance réglementaire. Une bonne base juridique dans les juridictions où elles opèrent est également essentielle pour garantir une protection adéquate des parties prenantes et des utilisateurs.

Le groupe énumère en outre la nécessité d’une « résilience opérationnelle et cybernétique » et d’une gestion sûre et transparente des actifs pour protéger l’intégrité du marché.

Des oppositions de plus en plus nombreuses face au Libra de Facebook

Pour résumer, après plusieurs déclarations hostiles de la part de Jerôme Powell, Donald Trump et Steven Mnuchin, et après avoir subit de vives critiques de la part du Congrès US pendant deux jours d’audition, le G7 vient confirmer que Facebook a encore du pain sur la planche avant que son Libra soit accepté par les décideurs politiques.

L’hostilité et les craintes sont telles qu’il serait même permi d’imaginer que tout soit fait pour mettre des batons dans les roues de Facebook, et l’empêcher de mener à bien son projet, en l’interdisant tout simplement ou en lui imposant un cadre réglementaire ultra-strict.

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